Plus d'un millier de bateaux attendus aux Tonnerres de Brest 2012

crédits : MARCEL MOCHET
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24/05/2012
Pour leur 20ème anniversaire, les fêtes maritimes de Brest accueilleront 1000 bateaux et 5000 marins. Du 13 au 19 juillet 2012, toutes les marines du monde seront une nouvelle fois à Brest. Des plus grands voiliers au brise-glace russe Saint Pétersbourg en passant par les flottilles traditionnelles des pays invités, la belle plaisance, les bâtiments d'Etat ou de travail et les bateaux de course, tous seront dans les bassins du port de Ponant pour une grande fête populaire.
Du côté des grands voiliers, on notera la présence des goélettes de la Marine Etoile et Belle Poule qui seront de retour de leur transatlantique, mais également du Lemkuhl, du Belem ou d'anciens caboteurs reconvertis comme l'Oosterschelde, Earl of Pembroke, Hendrika Bartelds, Bessie Ellen, sans oublier les deux plus grands voiliers du monde, les bâtiments-école russes Sedov et Kruzenstern affichant tous deux plus de 100 mètres de longueur.
Reconstruits à l'identique, après recherches scientifiques ou archéologiques, les bateaux de l'antiquité au XIXe, souvent héros de hauts-faits de l'histoire maritime viendront rappeler ces époques glorieuses révolues : Götheborg, Etoile du Roy, Matthew, Shtandart, La Recouvrance, Le Renard...
Plaisance classique ou petite plaisance traditionnelle apporteront un brin d'élégance. Yachts et voiliers de plaisance classique gréés houari, aurique ou marconi: voiliers de la jauge internationale, anciens quillards de régates monotypes, course croisière du R.O.R.C mais aussi les séries plus locales et de taille plus modeste (Guépards, Cormorans, Belougas, Morgann). Des signatures d'architectes fameux comme les Fife, Illingworth, Mylne, Stephens ou encore Brix, Cornu, Sergent... qui régateront pour à l'occasion de la deuxième édition de la Brest Classic Week organisée pendant les fêtes.
Brest a également choisi de réserver une place de choix aux bateaux de course. C'est chose faite avec l'arrivée très attendue de la Krys Ocean Race et de ses Mod 70 partis de New York quelques jours plus tôt et qui arriveront en plein de coeur de l'événement. Mais les autres représentants des grandes transats océaniques ou voiliers tourdumondistes seront aussi représentés en nombre depuis les Pen Duick jusqu'aux multicoques géants d'aujourd'hui. Du côté de l'aventure, ce sont des voiliers de grande croisière qui se sont illustrés dans des épopées ou des expériences maritimes exceptionnelles, des tours du monde inédits, ou des exploits marquants de l'histoire de la navigation : Tara, Endeavor, Kurun, Joshua qui rejoindront le port du Ponant
Les bateaux de travail à l'honneur
À ne pas manquer également sur les quais brestois, la flottille des anciens bateaux de pêche et de travail, restaurés ou reconstruits, français ou étrangers, qui témoignent des traditions locales et des métiers de la mer du temps de la voile : coquilliers de la Rade de Brest, sinagots du Morbihan, chaloupes sardinières, pinasses d'Arcachon, haranguiers de la Mer du Nord, barquettes méditerranéennes, hookers de Galway, trawlers de Brixham, smacks de l'Essex, booters et punters néerlandais, etc.. Et les bateaux d'aujourd'hui ne seront pas oubliés avec des bateaux de pêche : crabiers, chalutiers, palangriers..., des bâtiments des services d'Etat chargés de la mer : remorqueur de haute mer Abeille-Bourbon, vedettes SNSM, Frégate De Grasse, chasseur de mine Eridan... Navires de commerce et transport, l "Express côtier" Sjokurs, les navires scientifiques, le navire hydrographique du SHOM "Beautemps-Beaupré", navire de recherche archéologique de l'ADRAMAR Hermine-Bretagne et le Brise-glace russe le Saint-Pétersburg. ...
http://www.todoababor.es/index.htm
Le nouveau gouvernement et la mer

Frédéric Cuvillier, nouveau ministre délégué aux transports et à l'économie maritime crédits : DROITS RESERVES
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21/05/2012
Au lendemain de l'annonce de la composition du gouvernement Ayrault, les différentes professionnels du monde de la mer ont attentivement observé la « maritimité » de ce dernier . Première observation, il est difficile, pour l'instant, de connaître exactement les domaines de compétence de tous les nouveaux ministères, puisqu'ils seront prochainement précisés par décret. Mais tout le monde a pu, d'ors et déjà, constaté la création d'un ministère délégué aux transports et à l'économie maritime. Ce nouveau portefeuille, dont on ne connait pas encore réellement la répartition des compétences maritimes avec son grand ministère de tutelle, celui de l'Ecologie de Nicole Bricq, a été confié à Frédéric Cuvillier. Ce dernier est l'actuel maire de Boulogne-sur-Mer, grand spécialiste de la question maritime et notamment auteur du rapport intitulé le Défi Maritime français, inspirant le programme de campagne de François Hollande. Au lendemain de sa nomination, le nouveau ministre était déjà sur le terrain, aux côtés des familles des marins disparus dans le naufrage du Bara Pemdez.
La question de la pêche au sein du nouveau ministère de l'Economie maritimeUne nomination qui séduit et qui interroge dans le milieu. Qui séduit par la connaissance reconnue du milieu du nouveau ministre. A l'image de Raymond Vidil, président d'Armateurs de France qui dans son message de félicitations à Frédéric Cuvillier, souligne que cette nomination est une "double bonne nouvelle. Notre ministre des Transports est un spécialiste du maritime : un signe de reconnaissance pour notre secteur. Et l'intitulé « économie maritime » suggère que l'on va enfin parler de notre secteur comme d'un vecteur essentiel de l'économie. " Mais un nouveau ministère qui interroge également, notamment sur le domaine exacte de ses compétences, surtout dans le domaine de la pêche, qui relève jusqu'ici du ministère de l'agriculture. Ainsi, le Cluster Maritime Français « se réjouit que l'économie maritime apparaisse pour la première fois, d'une façon qu'il veut croire « non subsidiaire », dans l'intitulé d'un Ministère délégué très important et que les transports y soient associés, avec l'espoir que cela fera encore progresser l'ardente obligation que constitue l'intermodalité ». Mais, relayant les inquiétudes des pêcheurs, le Cluster rappelle également son souhait que "l'acquis de l'expérience positive en matière de responsabilité commune agriculture/pêche soit préservé. Et donc que l'organisation gouvernementale définitive corresponde aux voeux des pêcheurs, surtout au moment où les proches échéances européennes vont engager leur avenir pour de nombreuses années ". Les prochaines négociations sur la nouvelle politique commune des pêches, qui doivent avoir lieu dans les mois qui viennent à Bruxelles, s'annonce en effet très compliquées et vont requérir une énergie et une expertise importante de la part des négociateurs français. Ceux-ci se trouvaient jusqu'ici au ministère de l'Agriculture, où les négociations européennes, notamment autour des quotas sont des mécanismes communs aux deux secteurs et bien connus des fonctionnaires. Là encore, ce seront les prochains décrets qui éclaireront sur la future organisation du ministère et des compétences.
Jean-Yves Le Drian à la Défense Sa nomination n'a pas été une réelle surprise. Jean-Yves Le Drian a été, durant la campagne de François Hollande, le spécialiste des questions de défense. L'actuel président du conseil régional de Bretagne, et ancien maire de Lorient, a déjà eu un portefeuille ministériel, puisque c'est lui qui a mené la difficile réforme de la manutention portuaire en 1992. Un nouveau ministre de la Défense breton et fortement maritimiste, qui a longuement siégé à la commission de la Défense de l'Assemblée Nationale et dont les compétences dans le domaine sont reconnues. A tel point qu'il aurait été approché à deux reprises (en 2007 et en 2009) par Nicolas Sarkozy pour occuper ce même poste en tant que ministre d'ouverture. Ce qu'il avait, par deux fois refusé. Durant la campagne, il a multiplié les contacts avec les experts militaires et a défriché tous les grands dossiers de la Défense. Un chantier qui s'annonce vaste et qui devrait commencer par la rédaction d'un nouveau livre blanc de la Défense ainsi que la préparation d'une nouvelle loi de programmation militaire. Le Cluster salue cette nomination et rappelle que « Jean-Yves Le Drian, qui a déjà souvent prouvé - au plus haut niveau - sa capacité à faire respecter et avancer les dossiers les plus complexes et les plus difficiles ».
Jean Yves Le Drian, nouveau ministre de la Défense(© : DROITS RESERVES) Enfin, le président du Conseil Régional de Guadeloupe, Victorin Lurel devient ministre de ce que, pour la première fois, on appelle "les" outre mers. Il succède à une autre guadeloupéenne, Marie-Luce Penchard.
Evacuation d'un pêcheur espagnol au large de La Rochelle

Un hélicoptère Dauphin (image d'archives) crédits : MARINE NATIONALE
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14/05/2012
Un hélicoptère Dauphin de la Marine nationale a procédé, hier, à l'évacuation d'un marin-pêcheur espagnol dans le golfe de Gascogne. Vers midi, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage d'Etel (CROSS Etel) a été alerté par le Centre maritime de recherche et de secours espagnol (MRCC Madrid) qu'un membre d'équipage du palangrier espagnol Xian Moncho souffrait de problèmes respiratoires. Le bateau de 30 mètres se trouvait alors à environ 110 milles à l'ouest de La Rochelle. Le CROSS Etel a déployé l'hélicoptère Dauphin basé à La Rochelle. L'appareil, avec un médecin du Service de santé des armées à son bord, est arrivé sur zone vers 14h00. Le marin espagnol a été hélitreuillé et évacué vers l'hôpital de La Rochelle.
Un caseyeur manque de couler dans le port de Brest

crédits : LE TELEGRAMME
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11/05/2012
Le 8 mai, l'Evann Emma, un caseyeur morlaisien de 24 mètres, a failli couler dans le port de commerce de Brest. Victime d'une voie d'eau, le bateau, alors inoccupé, sombrait par l'arrière. L'alerte a été donnée par le patron d'un chalutier qui, assistant à la scène, a prévenu la capitainerie. Les lamaneurs et les marins-pompiers sont alors intervenus, notamment avec la vedette d'intervention de rade Avel Aber, pour empêcher que l'Evann Emma coule dans le port, expliquent nos confrères du Télégramme. Une équipe de plongeurs des marins pompiers est parvenue à localiser et obturer la voie d'eau, qui se trouvait au niveau d'une vanne de coque, afin que les moyens de pompage mis en place puissent évacuer l'eau. Finalement, le caseyeur a retrouvé sa flottabilité. Après réparations, il pourra reprendre la mer.
L'Evan Emma (© : MICHEL FLOCH)
L'Hydroptère remis à l'eau
10/05/2012
La mise à l'eau de l'Hydroptère DCNS, le trimaran volant comme on l'appelle, vient d'être effectuée à La Ciotat. Alain Thébault et son équipage vont retrouver la Méditerranée pour une première série de tests avant de tenter de battre, cet été, le record de la traversée du Pacifique entre Los Angeles et Honolulu.
Pour ce nouveau défi, l'Hydroptère DCNS a bénéficié de plusieurs adaptations, réalisées aux chantiers H2X de La Ciotat. La longueur du bout-dehors, l'appendice à l'avant du bateau, passe à environ 4 mètres 50. Il permettra d'amurer un Gennaker (voile d'avant de 220 mètres carrés) sensiblement plus grand et situé plus en avant afin d'augmenter les angles de descente. L'étrave du trimaran a été renforcée pour compenser la transformation structurelle du plan de voilure et répondre aux conditions de navigations océaniques. Afin de décoller plus rapidement, un gain de poids a été obtenu par le remplacement du skeg en aluminium par un modèle en carbone (poutre support du safran) et par le remplacement du moteur par une version plus petite. Des foils avec de nouveaux profils équiperont également le voilier. Grâce à des bords d'attaque plus ronds, ils assureront au trimaran, des écoulements hydrodynamiques plus fluides permettant de réduire le phénomène de cavitation (décrochage) à haute vitesse par mer formée.
Enfin, un système d'asservissement des gouvernes de profondeur permettant de stabiliser le trimaran a été intégré. Un programme informatique mis au point par les ingénieurs de DCNS permettra d'automatiser le comportement de cette gouverne. Cette technologie, déjà utilisée sur les sous-marins nucléaires développés par le constructeur naval, devrait permettre à l'Hydroptère de gagner plusieurs noeuds de vitesse moyenne au cours de sa traversée.
(© : DRAGON ROUGE)
La mise à l'eau de l'Hydroptère (© : FRANCIS DEMANGE) Sur le plan visuel, le voilier le plus rapide du monde s'est métamorphosé en poisson volant avec des écailles le long des flotteurs et de la coque centrale et des ailes dessinées sur le plan de voilure. Cette décoration vient illustrer la relation particulière de DCNS, nouveau partenaire d'Alain Thébault et de son équipe, avec la mer et prend tout son sens sur un engin pionnier du concept de « voile volante ».
Dans les prochaines semaines, l'Hydroptère DCNS sera embarqué sur un cargo qui le transportera jusqu'à Los Angeles, point de départ de la tentative de record du Pacifique. Après avoir battu en 2009 le record absolu de vitesse à la voile (50.17 noeuds sur un mille nautique), le nouveau défi d'Alain Thébault, skippeur et concepteur du trimaran laboratoire, est de battre cet été le record du Pacifique entre Los Angeles et Honolulu détenu par Olivier de Kersauson, qui a réalisé la traversée en 4 jours, 19 heures, 31 minutes à bord de Geronimo, à 19.17 noeuds de moyenne.
Saisie de 10 tonnes de cigarettes au large de la Bretagne

Le navire de plaisance arraisonné crédits : MICHEL FLOCH
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09/05/2012
La Douane a arraisonné lundi, au large de la Bretagne, un petit yacht avec à son bord une dizaine de tonnes de cigarettes de contrebande. Selon nos confrères du Télégramme, qui citent une "source maritime", le navire, long d'une vingtaine de mètres, était en provenance du Maroc. Battant pavillon britannique, il a été interceptée à une dizaine de milles (environ 20 km) de la pointe bretonne, avant d'être escorté jusqu'au port de commerce de Brest par le patrouilleur Kermorvan, basé à la pointe Bretagne, et la vedette garde-côte Avel Sterenn, positionnée à Saint-Malo. Les quatre marins lituaniens présents à bord du yacht ont été arrêtés.
Le Kermorvan (© : MICHEL FLOCH)
Le navire arraisonné (© : MICHEL FLOCH)
Le navire arraisonné (© : MICHEL FLOCH)
Le navire arraisonné (© : MICHEL FLOCH)
Le navire escorté par les douaniers (© : MICHEL FLOCH)
L'Avel Sterenn (© : MICHEL FLOCH)
L'hydrogène continue sa conquête de la Californie
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69837.htm
Nous avons récemment écrit sur le regain d'intérêt du gouvernement américain pour la pile à combustible et donc de l'hydrogène comme vecteur d'énergie pour les transports [1].
Le gouvernement a des raisons politiques et écologiques pour développer ce mode de transport. Le discours a changé depuis la sensibilisation écologique réalisée en partie par Al Gore et son film "An inconvenient truth": les climato-sceptiques sèment le doute sur la véracité de l'impact de l'homme sur le climat [2]. Cependant un fait est indéniable : les Etats-Unis importent environ neuf millions de barils de pétrole chaque jour [3]. Cette dépendance énergétique vis-à-vis de pays étrangers et le récent revirement du prix du gaz, grâce à l'exploitation des gaz de schistes américains, recentre le débat sur des solutions énergétiques plus ou moins propres permettant de limiter la dépendance énergétique. L'hydrogène, comme vecteur d'énergie, fait partie de ce portefeuille de solutions.
Les véhicules électriques sont actuellement sur le devant de la scène mais, pour certains usages, l'hydrogène pourrait être plus intéressant dans les prochaines décennies (en espérant que la source d'hydrogène soit propre). La Californie devient le pionnier américain dans les transports sans émissions de gaz à effet de serre et particules en faisant la promotion des alternatives, en les finançant et les testant.
L'hydrogène pour les transports publics
=> première borne de recharge dans la baie de San Francisco
Mardi 9 Mars, a eu lieu l'inauguration d'une centrale de production et de distribution d'hydrogène à Emeryville près de San Francisco. Cette station, qui a été mise en fonctionnement à la fin de l'année 2011, a pour but d'alimenter la nouvelle génération de bus à pile à combustible d'AC Transit (compagnie locale de transport).
La station est un démonstrateur de "l'hydrogène renouvelable". 510kW de panneaux photovoltaïques alimentent en électricité un électrolyseur (de Proton OnSite) produisant localement de l'hydrogène qui est ensuite stocké sous pression. Cette installation permet de produire 65 kg d'hydrogène par jour, soit environ 15% des 420 kg que la station de stockage est capable de servir, l'hydrogène manquant étant fourni par Linde.
D'un point de vue pratique, remplir le réservoir d'hydrogène d'un bus est devenu aussi rapide qu'avec du diesel, grâce à une technologie de compression et de transfert permettant un débit allant jusqu'à 5 kg/min. Lors du transfert d'hydrogène, un système centralisé de maintenance permet de collecter et suivre les performances d'utilisation des bus.
Les bus sont équipés d'une pile à combustible de 120 kW de UTC Power et d'une batterie lithium ion d'Ener1 de 21kWh. Cette batterie est en charge de la récupération d'énergie lors du freinage et d'une fourniture de puissance en cas de besoins importants. C'est donc un système hybride série utilisant une pile à combustible et une batterie.
Architecture des bus à pile à combustibles utilisé par AC transit et ZEBA
Crédits : MST
=> Une initiative groupée
Cette station fait partie du programme HyRoad développé par AC et financé par plusieurs acteurs : California Energy Commission, California Air Ressource Board, Bay Area Air Quality Management District, Metropolitan Transportation Commission et Federal Transit Administration. Le but de ce programme est de démontrer la viabilité de la pile à combustible dans les transports en commun avec l'aide des industriels développant les technologies nécessaires.
L'initiative n'est pas uniquement menée par AC transit, mais elle est partagée avec un groupe d'agences de transport local qui exploite 12 bus à hydrogène en fonctionnement sur les routes de la baie. Ce groupe appelé ZEBA (Zero Emission Bay Area) est composé de Golden Gate Transit, MUNI, Smatrans et VTA dont l'ensemble des services couvre une population d'environ 6,8 millions de personnes.
=> Infrastructures développées
Le programme HyRoad de AC Transit comporte une autre station réalisée par Linde, d'une capacité de distribution totale de 360 kg par jour. Installée à Oakland, elle utilise des gaz issus de déchetteries ou d'élevages animaliers pour alimenter des piles à combustibles (fonctionnant au méthane) capable de produire une puissance de 400 kW pour les bâtiments. L'énergie est également utilisée pour alimenter des électrolyseurs qui produisent jusqu'à 65 kg d'hydrogène par jour. [4]
Le programme HyRoad sensibilise également les utilisateurs et les jeunes par l'intermédiaire du Lawrence Hall of Science de l'université de Berkeley et par un site d'information en ligne (http://sepuplhs.org/high/hydrogen/). L'évaluation globale et le suivi du projet sont fait par le NREL (National Renewable Energy Laboratory).
Ce programme pionnier aux Etats-Unis permet de tester la faisabilité technologique et économique de ce mode de transport public propre grâce au soutien d'industriels développant des technologies et des subventions d'agences locales, californiennes et fédérales.
Participation du public et premières voitures à hydrogène dans la baie
Alors que la région de Los Angeles, et donc le sud de la Californie, était jusqu'à présent le terrain d'expérimentation des véhicules à hydrogène pour les Etats-Unis, une "pompe" accessible au public a été ajoutée à l'installation d'AC transit à Emeryville grâce à une bourse du California Air Ressource Board (CARB). Cette première station dans la Californie du Nord va permettre de créer un marché de test pour les véhicules à hydrogène dans la baie de San Francisco.
Lors de l'inauguration de la borne publique, à laquelle nous avons assisté, les constructeurs actifs dans la recherche sur les véhicules à pile à combustible (Nissan, Chevrolet, Toyota et Mercedes) avaient apporté leurs modèles pour des essais.
Mercedes était sur le devant de la scène avec l'annonce de la disponibilité de la classe B F-cell en location longue durée (ou leasing) dans la baie de San Francisco. Afin d'avoir un retour d'expérience et d'éviter tout désagrément pour les conducteurs, Mercedes propose un leasing de la voiture pour 850$/mois incluant voiture, maintenance, assurance et carburant (ce dernier étant disponible uniquement dans la station d'Emeryville). Par ailleurs comme le véhicule n'émet pas de gaz mais seulement de l'eau, il est éligible pour accéder aux voies de covoiturages même si le conducteur est seul dans la voiture, ce qui représente un gain de temps non-négligeable pour le conducteur. [5]
Mercedes Class B F-Cell à la sation publique d'Emeryville, CA. le 18/04/2012
Crédits : MST
D'autres stations sont en projet pour augmenter les infrastructures. Oakland devrait voir la station d'AC transit étendue par une borne publique en 2013 [6]. L'aéroport de San Francisco cherche également à finaliser la recherche de fonds de 4,7M$ pour un complexe de recharge. [7]
Conclusion
Les véhicules à hydrogène n'ont pas encore atteint la même maturité et la viabilité que ceux utilisant des moteurs à combustion ou des batteries. Cependant dans une optique de réduction des émissions et d'indépendance énergétique ils présentent une opportunité qu'il est nécessaire d'explorer. L'approche groupée des opérateurs de transports publics de la baie permet d'éviter le déploiement d'infrastructures coûteuses tout en ayant un retour d'expérience important. L'ouverture à des particuliers permet également aux enthousiastes de l'hydrogène de passer à l'acte, et de sensibiliser le public à l'existence de cette technologie. Les constructeurs en profitent pour tester sur des utilisateurs réels leur technologie.
Cette initiative n'est pas unique, et l'ensemble des projets américains sont supervisés par le NREL dans un programme appelé "Hydrogen Fuell Cell Bus Evaluations". Chaque région ayant ses particularités climatiques et topologiques, les projets ont été répartis sur l'ensemble du territoire américain afin d'avoir des cas d'usage variés. Les projets Californiens restent les plus nombreux et les plus étalés dans le temps. [8]
Source : Veille économique, Ambassade de France Washington
Réponses des candidats à la présidentielle 2012 aux questions posées par le CMF et l'IFM
Par CMF le vendredi 13 avril 2012, 14:41 - Actualités - Lien permanent

Présidentielle 2012
Réitérant son opération réalisée à l'occasion de la présidentielle 2007, le Cluster Maritime Français et l'Institut Français de la Mer ont interrogé les candidats à la Présidence de la République 2012 sur leur vision de la politique maritime et portuaire.
Quatre candidats (François Bayrou, François Hollande, Éva Joly, et Nicolas Sarkozy)
sur les six sollicités ont répondu à cette enquête articulée en 11 thèmes. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon n’ont pas pas donné suite au questionnaire.
L'intégralité des réponses sera publiée dans le courant de la semaine prochaine
sur notre site Internet, sur le
site Internet de l'IFM, ainsi que dans le prochain numéro de la Revue Maritime.
En attendant, nous vous invitons à consulter la synthèse des réponses des candidats à la présidentielle 2012
en cliquant ici, synthèse présentée le 10 avril 2012 aux médias lors d'une conférence de presse.
Yachts : Couach fait son premier pas dans la cour des grands

La Pellegrina, premier yacht de 50 mètres réalisé par Couach crédits : COUACH
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13/04/2012
Le 6 avril, au chantier Couach de Gujan-Mestras, en Gironde, la fierté se lisait sur les visages. Après quatre ans de travail, La Pellegrina, premier yacht de 50 mètres réalisé par le constructeur girondin, a été mis à l'eau. Le fier navire a depuis rejoint un mouillage dans le bassin d'Arcachon. Une fois la certification du Bureau Veritas obtenue, le yacht appareillera pour rejoindre Bordeaux ce week-end. En cours de route, les équipes de Couach mèneront des essais sur son comportement dynamique à la mer. Puis La Pellegrina entrera en cale sèche à Bassens le 16 avril, pour une dizaine de jours, afin de recevoir ses stabilisateurs. Suivront de nouveaux essais puis le départ vers Toulon au début du mois prochain, la livraison étant prévue fin mai.
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH)
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH) Une belle unité au design atypique
Commandé par un client ukrainien, La Pellegrina, du type Fly 5000, dispose comme tous les bateaux réalisés par Couach d'une coque et de superstructures en composite (kevlar, fibres de verre, carbone), un matériau à la fois léger et très résistant. Long de 49.9 mètres pour une largeur de 9.6 mètres, ce navire de 300 tonnes à vide (498 GT) est équipé de deux moteurs MTU 20V4000 d'une puissance unitaire de 5200 cv. Cela doit lui permettre de flirter avec les 30 noeuds à vitesse maximale. L'autonomie, transatlantique, l'autorisera à franchir 4200 milles à allure économique, soit 12 noeuds. Le navire peut embarquer 65.000 litres de gasoil et 10.000 litres d'eau. Armé par une dizaine de membres d'équipage, La Pellegrina peut accueillir 12 passagers. A cet effet, on trouve à bord une cabine armateur, une cabine VIP et quatre cabines pour les invités. L'équipage dispose, quant à lui, de quatre cabines doubles, le commandant ayant sa cabine particulière, qui peut loger deux personnes.
La cabine armateur en cours de réalisation (© : COUACH)
La cabine armateur en cours de réalisation (© : COUACH) Luxueusement aménagé, La Pellegrina a vu ses intérieurs imaginés par le designer Jean-Pierre Fantini, les extérieurs étant l'oeuvre de Timo Wettlaufer, de Couach, qui a travaillé en binôme avec l'architecte naval Exequiel Cano Lanza. Le chantier s'est également attaché les services des grands agenceurs, comme Metrica, qui déploie depuis longtemps son savoir-faire dans des chantiers renommés du monde du yachting, aux Pays-Bas et en Allemagne notamment. Au final, La Pellegrina apparait comme un très beau yacht. « Il dispose de tous les grands standards pour des navires de cette taille en termes d'équipements et, au niveau du design, ce yacht est plutôt atypique. L'étrave est assez agressive, ce qui lui donne fière allure sur l'eau. Autre particularité : on peut faire le tour du bateau par le passe avant. Et puis, à la poupe, le pavois est très bas sur l'eau, ce qui offre une très belle perspective sur la mer depuis le salon. L'ensemble donne une vraie notion de luxe et d'évasion », note Sébastien Chevrier, responsable du projet chez Couach. On notera aussi que La Pellegrina dispose des derniers standards environnementaux. Conçu pour ne produire aucun rejet en mer, le yacht compte une réserve de stockage de 6000 litres pour les eaux grises et noires, ainsi que d'une zone de tri sélectif, les déchets périssables pouvant être congelés en attendant d'être débarqués dans un port.
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH)
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH) Un grand challenge relevé dans une période difficile
La construction de La Pellegrina illustre la stratégie de Couach qui a souhaité, il y a plusieurs années, réaliser des navires plus grands. Cette tendance a été initiée pour faire face à la concurrence très vive sur le segment des petits yachts, un marché particulièrement touché par la crise de 2008. Le chantier girondin, plus que centenaire, est un habitué des bateaux de plaisance de 20 mètres et plus. Mais, jusqu'ici, les plus grandes unités livrées ne dépassaient pas 37 mètres (le dernier étant l'Arion, sorti en 2011). Or, réaliser un bateau de 50 mètres n'était pas une mince affaire. « C'était un véritable challenge car, industriellement, passer de 37 à 50 mètres, cela n'a rien à voir. Il faut penser autrement et se remettre en question. L'approche et la manière de travailler sur les grands yachts sont très différentes, notamment dans l'appréhension et la gestion du client, mais aussi la production et le flux des travaux. Il faut être encore plus structuré, plus méthodique et plus rigoureux, faire collaborer plus de services et les gens les plus pointus du domaine », explique Sébastien Chevrier.
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH)
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH) Avec ce premier yacht de 50 mètres, le chantier a également constaté que la question de la trésorerie était également fondamentale pour pouvoir réaliser de tels bateaux. Et l'entreprise n'a pas été aidée avec les graves difficultés qu'elle a rencontrées en 2009, lorsqu'elle a été contrainte de déposer son bilan. L'assassinat de son nouveau patron, Fabrice Vial, a constitué un nouveau coup dur à l'été 2011. Malgré tout, Couach a surmonté la tempête et la reprise par la société française Nepteam, en novembre dernier, a permis de mener à bien les projets en cours et de redonner des perspectives au chantier. « Il a fallu tenir la barre contre vents et marées, attendre des jours meilleurs pour avoir les conditions idéales afin de finir et mettre à l'eau notre plus grand yacht. Dès que nous avons été repris par nos investisseurs actuels, nous avons pu relancer la machine. Et, aujourd'hui, nous sommes vraiment heureux de l'aboutissement de ce projet ».
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH)
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH) Une carte de visite pour de nouveaux projets
L'achèvement de La Pellegrina est donc un bel exploit pour un chantier qui, désormais, dispose d'une nouvelle corde à son arc. Alors qu'un second yacht du même type (avec quelques adaptations, comme une casquette allongée) est déjà en cours de construction, complétant un carnet de commandes comprenant un navire de 23 mètres et un autre de 28 mètres (sans compter les unités militaires de la gamme Plascoa), le chantier de Gujan-Mestras compte bien décrocher de nouveaux projets sur le segment des grands yachts. Tout en redressant son image et en rassurant l'ensemble des clients, même sur le segment des plus petites unités. « L'image de Couach est redorée, y compris pour les petits yachts. Car, quand on est capable de réaliser un navire de 50 mètres, il n'y a pas de problème pour les bateaux de 20 à 37 mètres. Nous espérons donc que les retombées seront bonnes et rapides », précise Sébastien Chevrier. Pour amplifier la dynamique, Couach espère notamment que La Pellegrina sera, en septembre prochain, au Monaco Yacht Show. Cela constituerait pour le chantier la plus belle des vitrines en voyant son fleuron au coeur de la grande messe annuelle du yachting mondial, où se côtoient les plus grands navires de plaisance.
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH) Ce marché de niche, sorte de Nirvana de la construction navale, est pour l'heure l'apanage des Néerlandais, des Allemands, des Italiens et, dans une moindre mesure, des Américains et des Britanniques. En France, seules les CMN de Cherbourg étaient, jusqu'ici, parvenues à percer à ce niveau. Avec Couach, il faut donc désormais compter avec un second acteur tricolore. Au sein du chantier girondin, on garde néanmoins la tête sur les épaules. On sait bien, sur les bords du bassin d'Arcachon, que la très grande plaisance est un marché difficile, où il faut faire ses preuves et progresser avec humilité et discernement. « Nous nous sommes donnés toutes les chances de bien figurer sur ce marché. En continuant de travailler, en étant attentif au marché et en ayant l'humilité de s'attacher aux grands noms, nous pouvons nous hisser au niveau des grands constructeurs. Nous avons en tous cas fait un grand pas en poussant la porte de la cour des grands ».
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH)
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH)
Le yacht La Pellegrina (© : COUACH)